Que devient Alexande Delaure ?

  • Racontez nous votre vie actuelle: professionnelle et sportive ? (bien parler des stages à l’étranger et de vos études)

Malgré de très bonnes saisons en Junior, j’ai du faire un choix il y a 2 ans et mes ambitions scolaires et professionnelles m’ont empêché de partir à Paris pour me consacrer uniquement au judo. Depuis, j’ai continué à m’entraîner au Pôle France de Bordeaux avec la même rigueur et la même détermination que pendant les années précédentes, mais le besoin de changement s’est petit à petit fait ressentir. Au fur et à mesure, je sentais s’éloigner le wagon du “très haut niveau”, et j’ai voulu placer mes ambitions sur autre chose, et m’investir à 100% comme je l’ai fait toutes ces années dans le judo. Clap de fin pour ma carrière de judoka donc, et début de l’aventure en course à pied et triathlon. Depuis longtemps je sentais que j’étais à l’aise en courant (lors des préparations physiques au Pôle France notamment), et assez bon nageur puisque je m’entraînais tous les étés et participais à des compétitions. J’étais conscient de mon endurance lors des combats de judo et la transition vers les marathons ou les triathlons s’est donc faite assez naturellement. C’est une nouvelle opportunité qui s’ouvre à moi.

  • Racontez nous votre vie actuelle: professionnelle et sportive ? (bien parler des stages à l’étranger et de vos études)

Je suis en dernière année d’école d’ingénieur en chimie-physique à Bordeaux. En ce moment, je suis en stage pour 5 mois aux Pays-Bas, et je travaille sur l’énergie solaire. A l’avenir, je souhaite travailler dans le management de projet dans une entreprise spécialisée dans le stockage ou la conversion d’énergie. J’ai toujours travaillé dur pour mener à bien le double projet sport-étude, c’est d’ailleurs pour cela que j’ai récemment mis le judo entre parenthèse.
Sportivement, je suis licencié à l’ASPOC Triathlon. En ce moment, je prépare ce 100kms de Millau en suivant un programme concocté par mon coach Lionel Galey. Je m’entraîne en ce moment aux Pays-Bas, mais habituellement c’est à Bordeaux ou dans les Landes que je prépare mes échéances.

  • Rappelez nous vos performances sportives ? (Judo, natation, course à pied, triathlon …. pas que les victoires et podiums … les compétitions qui vous ont frappé, plu genre les halfs, semi, …)

On va dire que je suis plutôt multisport. Sans parler de performance, j’ai toujours adoré m’entrainer dur et sentir les progrès arriver. J’ai pratiqué pas mal de sports : Judo, Natation, Rugby, Course à Pied, Triathlon. En judo, le cursus de haut niveau qu’on a suivi (mon frère et moi) a fait que c’est dans ce sport que les performances sont arrivées en premier. J’ai gagné de multpiples fois le championnat régional et inter-régional dans différentes catégories (cadet, junior, sénior) et je me suis hissé jusqu’au pied du podium du championnat de France. J’ai également participé aux championnats de France 1ère division sénior à 3 reprises, à des compétions internationales et stages multi-nations, dont un au Japon en 2016. C’est ces grosses compétitions et toute la pression qui en découle qui ont forgé mon caractère et ma gestion du stress. J’ai d’ailleurs en mémoire la défaite qui m’a couté le podium du championnat de France. J’ai perdu à 11sec de la fin du combat alors que je menais tout le long. Je me suis promis que ce genre d’érreur n’arriverai plus jamais, et depuis je met tout en oeuvre pour gérer mes courses le mieux possible en anticipant tous les scénarios possibles. L’aspect tactique d’un combat ou d’une course est essentiel pour moi.
En natation estivale, j’ai été plusieurs fois champion d’Aquitaine et j’ai été capitaine de l’équipe d’Aquitaine pour la coupe de France des régions.
Plus récemment, en course à pied, j’ai gagné dans la catégorie espoir le marathon de Bordeaux 2017, celui de Toulouse 2017 et battu mon record perso à Barcelone cette année, avec un record personnel à 2h58 pour le moment. Encore une fois, le jour où j’ai franchi cette barre des 3h, j’ai vraiment eu le sentiment qu’aucun détail ne m’avait échappé pendant la course. Les courses plus courtes (10kms, 15kms) me conviennent moins mais me servent de préparation en maintenant un travail de VMA.
Enfin, je participe à des triathlons distance olympique afin de me tourner plus tard vers de la plus longue distance, comme la distance Ironman. J’ai d’ailleurs participé à un half-ironman en juin près de La Rochelle.

  • Quels sont vos prochains objectifs pour ce 2eme semestre 2018 ? (sportifs)

L’objectif principal est le 100kms de Millau fin septembre. Ca fait quelques mois que je prépare cette course et j’ai vraiment hâte de voir ce que cela va donner. En général, plus la course est longue, plus l’aspect tactique et gestion de la course est important. Je ne peux donc que prendre du plaisir sur celle là. J’espère tout d’abord finir la course sans blessure, en se rapprochant le plus possible d’un chrono de 9h00.
Ensuite, 3 semaines plus tard viendra le marathon d’Amsterdam. Ca permettra de tester ma récupération après un 100 kms. Ca sera pour moi l’opportunité d’apercevoir les meilleurs mondiaux (pendant quelques centaines de mètres certes) et de retrouver la distance qui me convient le mieux pour l’instant.
L’objectif en triathlon est surtout de continuer à m’entraîner dans les 3 disciplines et de progresser en vélo, qui reste mon point faible pour l’instant.

  • Pour ce 100 kms de Millau, quelle est votre préparation sportive et mentale ?

Je suis un programme d’entraînement réalisé par mon coach Lionel Galey. C’est un programme qui a duré 3 mois. En ce moment, j’enchaîne les sorties en travaillant l’allure que je devrai adopter le jour de la course. Je cours environ 100kms par semaine. Ajoutez à cela une sortie vélo et deux séances de natation et ça fait des semaines plutôt chargées.

  • Apparemment ce est aussi une affaire de famille (parler de votre père qui le fait de votre mère et copines qui vous accompagnent)

Ouais on a le papa qui nous met un peu la pression ahah. C’était un petit concours familial de savoir qui deviendrai cent bornard en premier, et bah voilà on va le faire tous les trois en même temps comme ça pas de jaloux. Pendant la course, chaque coureur a le droit d’avoir un accompagnateur en vélo, et là aussi c’est une histoire de famille. Ma mère accompagnera mon père, et Seb et moi serons accompagnés par nos petites amies. Elles en ont du courage ces filles, parce que 100kms en vélo en regardant un type courir c’est pas ce qui fait rêver le commun des mortels à priori.

  • Et pour 2019, des idées, des envies ?

En 2019 je veux continuer à progresser en triathlon. Quoi de mieux pour cela que de commencer à aller voir ce qu’il se passe en distance Ironman ? Donc avec mon frère on s’est inscrit pour l’Ironman de Zurich en Suisse en juillet 2019. Les triathlons plus courts à partir du mois d’avril ou mai serviront de préparation. J’ai vraiment hâte de voir ce que cela va donner.
En course à pied, j’ai vraiment à coeur de descendre mon chrono sur marathon, et de continuer à courir des 100kms. J’aimerai être vraiment un spécialiste d’une des deux distances dans quelques années. Je suis encore jeune pour la longue distance, je ne compte pas non plus en faire trop. Je n’ai pas encore planifié mon calendrier.

  • Et 2030 comment vous projetez vous (pro, pri, sportif) ? (ou autre année ?)

J’espère travailler dans une grande entreprise, manager une équipe, travailler avec de la pression et de l’enjeu au quotidien (je fonctionne comme ça, j’ai besoin de ça pour performer, exactement comme en sport). J’ai toujours adoré la gestion des énergies (batteries, energies renouvelables, etc.), j’espère donc trouver une entreprise dans ce domaine.
Côté sportif, mon rêve absolu serait de me spécialiser sur du 100kms et décrocher une selection nationale. Pour cela, il faut être capable de courir en moins de 7h15 donc ça me donne une idée du chemin à parcourir. Je sais que l’age d’or pour les courses d’endurance se situe vers 28 ou 30 ans. J’ai donc encore quelques années devant moi mais je souhaite continuer à prendre de l’experience et voir jusqu’où mon corps et mon mental peuvent m’amener. Je prend énormément de plaisir en triathlon en ce moment et je veux que cela continue. Je compte donc toujours pratiquer ce sport, qui me permet de développer des aptitudes qui me servent ensuite en course à pied.
Si en plus de tout cela j’arrive à mêler sport, vie professionnel et voyage autour du monde en famille, je serai le plus heureux.

  • Enfin pour conclure une citation qui reflète votre philosophie de vie ?

Dans le sport, je n’ai jamais été surdoué. J’ai toujours obtenu mes résultats par le travail et l’acharnement. Une citation qui reflète ma philosophie de vie pourrait donc être “train hard, win easy ».